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Sur les pas d'Esdras : jour 1

Passage du jour

1 Thessaloniciens 1


Vue d’ensemble du livre



Introduction au livre

Lentement, les membres du cortège avancent un à un ; d’un pas lourd, ils piétinent les feuilles qui jonchent l’allée. Les paroles du pasteur résonnent encore dans leur esprit, et déjà, ils entendent les ouvriers qui s’approchent du lieu funeste pour recouvrir le cercueil qui renferme le bien-aimé. L’ennemi, la mort, a brisé d’étroites relations d’amitié et d’affection familiale, ne laissant que des souvenirs, des larmes et la solitude. Mais, tel un rayon de soleil resplendissant soudain dans un ciel d’hiver, une vérité extraordinaire rompt la tristesse qui pèse sur les cœurs : la mort n’est pas la fin ! Christ a vaincu la mort, et nous avons en lui l’espérance de la résurrection.

Les premiers chrétiens ont, eux aussi, connu le sort commun à tous les membres de la famille humaine, la mort. Beaucoup parmi eux ont péri entre les mains de ceux qui haïssaient Christ et tous les siens : des Juifs zélés (comme Paul avant sa conversion), des Grecs en colère ou d’impitoyables Romains. Etre persécuté, c’était subir la lapidation, les coups, la crucifixion, la torture et la mort. Etre un disciple de Christ signifiait renoncer à tout.

Paul a fondé l’église de Thessalonique au cours de son deuxième voyage missionnaire (vers l’an 51). Il a écrit cette lettre peu après pour encourager les jeunes croyants. Il désirait les assurer de son amour, les complimenter pour leur fidélité durant la persécution et leur rappeler leur espérance : le retour certain de leur Seigneur et Sauveur.

Paul commence sa lettre par une affirmation, remerciant Dieu pour la foi ferme et la bonne réputation des Thessaloniciens (1.1-10). Il parle ensuite de sa relation avec les croyants de Thessalonique : comment ses compagnons et lui leur ont apporté l’Évangile (2.1-12), comment les Thessaloniciens ont accueilli ce message (2.13-16) et combien il désire les revoir (2.17-20). Il explique aussi que c’est par affection pour eux qu’il a envoyé Timothée, afin qu’il les encourage dans leur foi (3.1-13).

Paul passe ensuite à l’essentiel de son message : encouragement et réconfort. Il appelle les Thessaloniciens à se montrer agréables à Dieu dans leur vie quotidienne en évitant l’immoralité sexuelle (4.1-8), en manifestant de l’amour les uns pour les autres (4.9-10) et en étant de bons citoyens dans un monde corrompu (4.11-12). Il les réconforte en leur rappelant l’espérance de la résurrection (4.13-18) et en les invitant à se tenir toujours prêts, car Jésus peut revenir à tout moment. Lors de son retour, les chrétiens encore en vie ainsi que ceux qui sont déjà morts entreront tous dans la vie nouvelle (5.1-11). Paul donne ensuite aux Thessaloniciens quelques indications sur la manière de se préparer pour le retour de Christ : avertir les oisifs, encourager les timides, aider les faibles, être patient avec chacun (5.14), être aimable envers tous (5.15), être toujours joyeux (5.16), prier sans cesse (5.17), être reconnaissant (5.18), éprouver la qualité de tout enseignement (5.20-21) et éviter le mal (5.22). L’apôtre conclut avec deux bénédictions et une demande de prière.

Lisez les conseils pratiques de Paul pour vivre une vie chrétienne. Et, lorsque vous êtes accablé par la douleur ou envahi par la tristesse, reprenez espoir dans la réalité du retour de Christ, dans la résurrection et dans la vie éternelle.

Commentaires sur le chapitre 1

Paul et ses compagnons sont, semble-t-il, arrivés à Thessalonique au début de l’été 50. Ils ont fondé la première église de cette ville, mais ils ont dû partir précipitamment car leur vie était en danger (Actes 17.1-10). A la première occasion, probablement lorsqu’il s’est arrêté à Corinthe, Paul a cherché à prendre des nouvelles des Thessaloniciens. Il a envoyé vers eux son collaborateur Timothée, qui est revenu avec un compte-rendu encourageant : les chrétiens de Thessalonique demeuraient fermes et unis. Ils avaient cependant besoin de quelques éclaircissements sur leur nouvelle foi. Durant son bref séjour, Paul n’avait pas eu le temps d’apporter toutes les explications nécessaires et, depuis, de nouvelles questions avaient surgi. L’apôtre écrit donc pour répondre à leurs interrogations et pour les encourager à rester fidèles à Christ.


Pour en savoir plus sur Paul, Silas et Timothée, lire leur profil (Actes 9 ; Actes 16 ; 1 Timothée 2). Silas a accompagné Paul lors de son deuxième voyage missionnaire (Actes 15.36-17.15) et l’a aidé à fonder l’église de Thessalonique (Actes 17.1-9). Autres mentions de lui : 2 Corinthiens 1.19 ; 2 Thessaloniciens 1.1 et 1 Pierre 5.12.



Capitale de la province romaine de Macédoine, Thessalonique était la plus grande ville de la région (200000 habitants environ) et l’une des plus riches de tout l’Empire. Elle se trouvait sur la plus importante des routes romaines, qui reliait Rome à l’Orient (la voie Egnatienne). L’intensité des échanges commerciaux et l’activité florissante du port assuraient sa prospérité. Bénéficiant du statut de cité libre, elle possédait un gouvernement autonome et n’était pas soumise à toutes les restrictions que Rome imposait aux autres villes. Cependant, dans cette atmosphère cosmopolite, les religions païennes et d’autres influences culturelles menaçaient la foi des jeunes croyants.


1.3 : les Thessaloniciens ont gardé une foi ferme lors de la persécution. Paul félicite ces jeunes chrétiens pour leur fidélité, leurs actes d’amour et leur espérance dans le retour du Seigneur. Ces caractéristiques sont les marques du vrai chrétien à toutes les époques.


1.5 : la bonne nouvelle est venue « avec puissance » : elle a eu un fort impact sur les Thessaloniciens. La parole de Dieu a le pouvoir de changer la vie de ceux qui l’entendent et la mettent en pratique. Le christianisme représente plus qu’un recueil de faits intéressants ; c’est la puissance de Dieu pour tous ceux qui croient. Comment la puissance de Dieu s’est-elle manifestée dans votre vie depuis que vous avez cru ?

Le Saint-Esprit transforme les personnes qui croient à la bonne nouvelle. Quand nous parlons de Christ aux autres, nous devons dépendre du Saint-Esprit pour qu’il ouvre leurs yeux et les convainque qu’ils ont besoin du salut. C’est la puissance de Dieu, et non notre intelligence ou notre capacité de persuasion, qui les transformera. Sans le travail de l’Esprit, nos paroles n’auront aucun effet. C’est lui qui convainc les hommes de péché ; il leur donne aussi la certitude que la bonne nouvelle est vraie (sur l’Esprit, lire Jean 14.23-26 et Jean 15.26-27).

Les Thessaloniciens ont pu voir que l’enseignement apporté par Paul, Silas et Timothée était vrai parce que ces hommes vivaient ce qu’ils disaient. Ma vie confirme-t-elle ou contredit elle les croyances que je prétends avoir ?


1.6 : Les Thessaloniciens ont accueilli le message du salut avec une grande joie. Pourtant, il a aussi été une source de souffrances en apportant la persécution (3.2-4 et Actes 17.5). Apparemment, beaucoup d’entre eux pensaient que, ayant cru à la bonne nouvelle et accepté la nouvelle vie en Christ, ils ne connaîtraient pas la mort jusqu’au retour de Christ. En voyant leurs frères périr de la persécution, certaines ont commencé à mettre en doute la foi. Dans sa lettre, Paul s’adresse plusieurs fois à ces personnes en leur expliquant ce qui se produit au décès d’un croyant (Cf. 4.13ss).


1.9-10 : Nous devrions tous réagir à la bonne nouvelle comme les Thessaloniciens : nous tourner vers Dieu, le servir et attendre le retour de son Fils, Christ, du ciel. Détournons-nous du péché et tournons-nous vers Dieu parce que Christ vient pour juger la terre. Soyons fervents dans notre service, nous avons peu de temps avant ce retour. Tenons-nous prêts, car nous ne savons pas quand il se produira.


1.10 : Le thème du retour de christ parcourt toute la lettre de Paul. L’apôtre encourage les chrétiens de Thessalonique à porter leurs regards sur la délivrance que Christ apportera. Le retour de Jésus, notre grand Dieu et Sauveur (Tite 2.13), constitue le fondement de l’espérance du croyant. Notre perspective de la vie demeure incomplète sans cette espérance. Jésus reviendra, aussi sûrement qu’il est ressuscité des morts et qu’il est monté au ciel (Actes 1.11).

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